20 mai 2006

Voilà... 9 mois.

Vous pouvez pas vous rendre compte.

Parce que, moi, jamais je n'aurai imaginé que ça durerai autant de temps. Nos débuts étaient peu prometteurs...

La permière fois que l'on s'est rencontrés, c'était cet été, en juillet. Il faisait très chaud, et j'étais invitée à passer la soirée chez Raph, un ami. Je pensais être seule avec lui et son demi frère, mais quelle ne fut pas ma surprise de constater en arrivant qu'il y avait déjà quelqu'un d'autre. Un garçon, inconnu au bataillon, assis sur le lit. Qu'on me présenta sous le doux nom de François. Dès la première fois ça m'a fait rire: il a le même prénom que mon père, Prrrfft la honte. Il avait des croutes purulantes sur toute la figure. J'ai trouvé ça d'assez mauvais goût, et, n'étant pourtant pas une chochotte par nature, cela m'a dégouté dès la première vue.

On a passé une soirée agréable. Descendus tous les quatres à vélo chez une amie qui faisait une fête, moi derrière Raph. On y est pas restés longtemps: juste le temps d'être complètement secs, et on a décidé de rentrer. La remontée a été éprouvante. Vu qu'il manquant un vélo, j'étais derrière, à trottiner lamentablement. Les garçons faisaient une course. J'étais le summum du ridicule, je ne le cache pas. Nous n'allions pas nous arrêtés en si bon chemin! Arrivés chez Raph, on décide d'allumer le narhuilé. Puis de faire un aqua: on calfeutre tous les trous, embouchure de porte, fenêtre, tout. Il faisait déjà au moins 38 degré dans cette pièce, on était rouges, suants, suintant, et complètement excités. On a allumé le nargos dans une orgie de rires, de blagues, de cris et de stupidité. Puis on a ouvert l'absynthe. J'étais sur le lit avec François. Raph avait fait la bétise de me confier un appareil photo: à partir de là, le démon Camille ne se tenait plus d ejoie, mitraillant à qui mieux mieux tout et n'importe quoi. Petit à petit, sa victime favorite s'est incarnée en la personne de Mr Croutonneux en personne. Je me suis lancée à lui demander d'où lui venaient toutes ces purulentes croutes... Il m'a donc compté son histoire.

Un soir, revenant avec Raph d'un dîner chez lui, bien copieux, et apparement très arrosé, ils rentraient chez Raph, à vélo. Le Mr François, tout pompète qu'il était, a tout simplement perdu le contrôle de son véhicule, et s'est de fait laissé submer112gé par la vitesse, et s'est tout simplement encastré dans un mur. S'en est siuvit une figure plutôt joliment amochée (imaginez les croutes que vous aviez sur les genoux quand vous étiez petit, là où maman mettait de l'éosine, et après on avait les genoux tout rouges. Bah c'est ces mêmes croutes, sur la figure, et sans l'éosine), et une petite halte à l'hopital, comme vous pouvez vous le figurer. Ceci s'étant passé, je le précise, maximum trois semaines maximum avant notre rencontre. Bref, passons.

A l'écoute de son histoire, j'ai été prise d'un grand rire: ce garçon était plutôt marrant. Au lieu de me dire "Qu'il est stupide, quelle idée d'aller se flanquer la tête la première dans un mur franchement", eh bien j'ai ris avec lui. Et le courant passait. Et bien que ses croutes suintantes me dégoutaient toujours au plus haut point, je me suis mise à le prendre en photo. Sous toutes les coutures, de tous les plans. sans savoir même pourquoi. Mais dans l'ambiance grisée et outrageusement lourde de la chambre, les envies étaient déculpées. On savait même pas pourquoi. mais c'était comme ça. Alors qu'on ne se connaissait pas, on se battait sur le lit. J'étais assise sur lui. J'étais bien. J'étais apaisée. Sans trop savoir pourquoi. Pis vint la fameuse question: il lève vers moi des yeux plein d'espor, et me demande: "Tu restes à dormir?" Ma maman venant me chercher, je dis non. Le Monsieur se renfrogne un peu. L'air plus que déçu. Presque nostalgique.

Maman m'appelle. Je dis au revoir. Il me fait la bise l'air de rien. Genre "Ouai, salut, a+!", d'un air profondément décontracté, alors que je voyais dans ses yeux qu'une flamme s'était allumée -et elle ne s'est pas éteinte, à dater de ce jour =]-. Je rentre. Me prépare à dormir. Regarde mon portable: Message. "Raph m'a passé ton numéro, j'espère que ça ne te dérange pas... J'ai vraiment passé une bonne soirée avec toi. J'espère te revoir...? T'a une adresse msn?" Sourire. J'en étais sûre.

Je me jette sur mon lit avec la violence de l'allégresse. Lui répond, lui répond pas? Réfléxion. Pas tout de suite. On va le laisser boullionner un p'tit peu. J'envoie. "Ui, adresse msn en ma possession. Très occupée ces prochains jours... Pars en Italie très prochainement. P'têtre on s'reverra!Biz". Une réponse, rapidissima, avec tous les bonnes nuits, gros bisous ma belle, et autres stupidités du paon qui fait sa cours.

Je le tiens. =]

Le lendemain, j'étais avec Kim. Raph m'appelle: 

- "Kam? On va au mur d'escalade avec François. Tu viendras?"

Moi: "Hum..."

On verra...

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Sa allait un peu vite là, je savais plus trop que faire.

J'ai dis: nous verrons.

Posté par J envoie valser à 10:24 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Voilà... 9 mois.

    Ahhhhh =D c'est romantique. J'aimerais bien que ca m'arrive, s'ils pouvait ne pas avoir une croute par contre, ca serait bien =D

    Posté par Camille, 25 mai 2006 à 20:48 | | Répondre
  • Eh oui.

    Ah ah, encore une Camille.
    Décidémment, c'est sur peuplé! =)

    Mmh mais maintenant que les croutes sont parties, à part les cicatrices (mais ça fait blessures de guerre, et donc, virile), c'est que du bonheur !

    Posté par Camille, 30 mai 2006 à 23:01 | | Répondre
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